En Libye, certaines mines belges ne sont plus des objets explosifs passifs
Avant de parler des armes belges récentes livrées à la Libye, je voudrais faire un petit détour et revenir sur les mines belges utilisées dans ce conflit. Pour voir mes articles précédents sur le sujet, il suffit de cliquer ici.
Dans la vidéo que vous voyez ici, des combattants anti-Kadhafi mettent la main sur plusieurs armes appartenant au régime, dans une caisse (à 54 sec), on peut identifier quatre mines anti-char PRB-M3A1, de fabrication belge (plus d’info sur la mine ici).
Ce qui est intéressant, mis à part le fait que les vidéos des mines PRB en Libye soient rares, c’est que celles-ci sont reliées entre elles par un système de fils. J’ai lancé la vidéo sur Twitter, demandant à certains de mes contacts spécialisés ce qu’ils en pensaient. D’après eux il s’agirait d’amorces électriques, un système de détonation auxiliaire, qui permettrait de faire exploser les mines à distance, ou de piéger un endroit d’une manière plus complexe. Avec ce système, ces mines sortent de la catégorie des objets explosifs passifs.
Dans les mains des rebelles également, les mines belges PRB-M3A1 se transforment en dispositifs explosifs improvisés. Nous l’avions déjà abordé ici, entre autres.

Sur cette photo, Ramzy Elshahiebi fume une cigarette en assemblant une bombe “maison”, à Benghazi. Elshahiebi avait l’habitude de pêcher à la dynamite, aujourd’hui il fait des bombes pour les combattants anti-Kadhafi.
—
image via
21 Notes/ Hide
-
the-trigger posted this


